Les monnaies royales
De Louis XIII à Louis XVI, la France paie en louis d'or, en écus d'argent et en petite monnaie de cuivre. Chaque règne a ses types, chaque ville son atelier.
- Unité de compte
- Livre tournois
- 1 livre
- 20 sous, 240 deniers
- Or
- Louis d'or (1640)
- Argent
- Écu (1641)
- Cuivre
- Liard, denier, sol
Les monnaies de cette époque
| Pièce | Années |
|---|---|
| Louis d'or et demi-louis | 1640-1792 |
| Écus d'argent de Louis XIII à Louis XVI | 1641-1793 |
| Liards, deniers et sols | XVIe-XVIIIe siècle |
La réforme de 1640
En 1640 et 1641, Louis XIII crée le louis d'or et l'écu d'argent, frappés au balancier, une machine qui donne des pièces bien rondes et régulières. Ces deux monnaies resteront la base du système jusqu'à la Révolution, avec de nombreuses refontes : on refrappait les anciennes pièces avec un nouveau type, ce qui explique les traces d'une ancienne gravure sous certaines pièces.
Ce qui fait la valeur d'une monnaie royale
Le métal compte peu : la valeur tient au type, au millésime, à l'atelier et surtout à l'état. Un louis d'or bien conservé d'un atelier peu actif vaut bien plus que son poids d'or ; une pièce usée, percée ou nettoyée perd l'essentiel de son intérêt.
Les petites monnaies de cuivre, liards et deniers, ont circulé jusqu'à l'usure : la plupart valent peu, mais quelques types et ateliers sont recherchés.
L'atelier de Strasbourg
Après le rattachement de Strasbourg au royaume, l'atelier de la ville frappe des monnaies royales marquées des lettres BB. Pour un collectionneur alsacien, ce sont des pièces à part. Lire l'histoire monétaire de Strasbourg
Questions fréquentes
Mon louis d'or est un peu tordu ou percé : vaut-il encore quelque chose ?
Oui, il garde au minimum la valeur de son or. Sa valeur de collection est en revanche très réduite. Ne cherchez pas à le redresser : apportez-le tel quel.